En 1882, l'assistance publique s'allie sur les travaux de Monsieur Bonjean : les guerres et la misère ont généré des générations d'enfants exploités, abandonnés, maltraités... lesquels deviennent à leur tour des délinquants et des malfaiteurs en puissance. Jean Bonjean clamait que l"univers carcéral n'avait aucune chance de les prévenir ni de les guérir d'une société qui en avaient fait des victimes. (le langage de l'époque parle d'enfance abandonnée et coupable ! ) De même que je juge Bonjean ouvrira 25 établissements d'accueil, l'Assistance Publique tente de marcher sur le même modèle ... avec peut être un peu moins d'idéalisme  (!). Mais le travail accompli est concluant.

Les enfants abandonnés sont plus souvent issus du monde rural, car c'est la dépopulation des campagnes qui génère ces misères : l'espérance que la vie de la ville sera moins dure que celle des champs. Et le meilleur moyen de reprendre ces enfants mal orientés, c'est de les remettrre sur les rails de la terre. L'école Le Nôtre sera donc d'abord une écolle d'horticulture (avec ses dérivés dont la vannerie...)

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Les premiers persionnaires sont accueillis par Monsieur Guillaume en 1882, dans une propriété rachetée à la famille Guinard : l'entrée en est rue Amédée Brocard, au coin de l'actuelle rue Le Nôtre ( ), face à l'impasse du même nom. On y trouve actuellement les services administratifs de la CEFP, qui a pris la relève en 1963. Cette entrée donnait accès aux deux sections "Normandie" et "Bretagne", compte tenu de l'origine des premiers pensionnaires. Un long mur se poursuit le long de la rue Brocard, et rejoint l'issue arrière du domaine

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Ce fut vite trop petit : dès 1885 (?), l'Assistance rachète le ferme Pluchet, siuée face à la sortie arrière, sur le trottoir opposé de la rue Brocard : elle s'allonge depuis le Rû de Gally, pratiquement jusqu'à la grille du château seigneurial. On y rajouta ultérieurement l'ensemble des terrains qui montent le long de la rue de Paris, jusqu'à l'actuel cimetière (dont le terrain fut racheté à l'établissement). Ainsi la demi-lune conservée dans l'herbage voisin du cimetière, et qui était le point d'aboutisssement de l'Allée Royale de Versailles (à voir ultérieurement) se trouve aussi sur le territoire de l'établissement.

Amédée Brocard écrit que l'école Le Nôtre eut en outre des terres aux Bordes, où les élèves s'occupaient essentiellement d'arbres fruitiers . Mais nous n'avons pas encore localisé cet emplacement.

Enfin, en 1960, l'espace devenait réellement trop restreint. Villepreux fut abandonné, et l'école d'horticulture Le Nôtre se réinstalla à Sonchamp (près de Rambouillet)

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L'Assistance conserva ses locaux du village, et y installa l'école des métiers du bâtiment : même vocation. Monsieur Guillaume avait été le premier Directeur de l'école Le Nôtre en 1882; Monsieur Prevost fut le premier Directeur de l'école des métiers du Bâtiment. Là où il y avait des serres, il y a des ateliers (maçonnerie, peinture, menuiserie); là où il avait des fruits et des fleurs, il y a des parpaings et des compresseurs.

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Les lieux ont peu changé. Les sources et étendues d'eau sont toujours là, les espaces de verdure également; les espèces d'arbres aux couleurs harmonisées dans le paysage n'ont pas été endommagées, les pavés de grés des couloirs entre les serres, séparent les ateliers construits aux mêmes emplacements. On retrouve même l'entrée du souterrain qui aurait du permettre à Louis XVI de s'échapper de Versailles... boyau très large et confortable, mais en partie rebouché.

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Enfin, dans le fond du parc, le long de la côte de Paris, on redécouvre le mur de Louis XIV. Il venait de Grand'Maisons et filait jusqu'à la porte de Valjoyeux (maison suisse).