Reprenant cette Saga de près de deux siècles, il faut se rendre à l'évidence que l'histoire du domaine et de la famille qui le gérait depuis les lendemains de la Révolution, a connu un tournant dramatique, aprés le décès de la Comtesse Simone de saint Seine en mars 2010... puis celle de son fils Luc en mars 2012. Je me suis plu à dire que le dernier "noble" de la lignée avait vécu et laissé un dernier souvenir... plus qu'un héritage.

Un seul homme pouvait retracer, avec le goût du détail qui le caractérise, un fidèle tableau de la bonne dizaine d'années qu'i vécut comme proche, historien, ami fidèle du comte Luc: il s'agit de monsieur Patrice Darras...Certes, Patrice agréait ce jeu d'avant-garde que le comte lui déléguait à l'accueil de ses visiteurs, alors que Luc se complaisait dans son rôle presque "réservé" de simple fermier, confiant l'histoire à son "historien".. Monsieur Darras avait été invité par le comte à rédiger un mémoire de leur parcours commun. Vous en trouvez l'extenso en cliquant ci-dessous:

Mémoire_villepreux_Darras

Depuis, le domaine a connu des abandons dont les responsables sont d'une atteinte qui m'interdit tout jugement; Patrice Darras a réagi - et beaucoup comme lui - quand il apprit la prochaine vente du mobilier des salons dans lequels les Bertin de Vaux avaient investi du temps du "Journal des débats", et que la comtesse Simone de Saint Seine avait préservé des affres de deux guerres successives: ces respectables objets, issus du passé, allaient être dilapidés aux enchères de Drouot, par ceux et celles qui n'avaient jamais dépensé un centime pour les collecter. Il fut même craint que les bierres de la comtesse et de son mari Rolland, ne fussent extirpées du caveau ménagé par leur  fils Luc au sein du domaine, ce qui aurait été plus juteux pour la vente du domaine entier ... par le même procédé!

Mais je laisse le mot de la fin à Monsieur Darras, qui rejoint dans sa protestation tous les amis et voisins du domaine de Grandmaisons:

 

  • Nombreuses sont les personnalités du monde des arts, venus ou non a Villepreux, à s'émouvoir du naufrage culturel et patrimonial que représente à l'échelon national, la dispersion prochaine a l'hotel Drouot, du précieux mobiler du chateau de Villepreux.
  • Abdication sociale, morale et culturelle des héritiers de Simone de Saint  Seine,  qui mérite d'être soulignée et fustigée! Le "mémoire concernant l'intéret patrimonial des collections du chateau de villepreux" n'aura sans doute été lu que par l'une de ses petites filles, seule à répondre à son auteur.
  • Les historiens, connaisseurs et spécialistes des 18e et 19e siècles  considèrent unanimement, comme Daniel Alcouffe et Marc Fumaroli l'ont dit et mis en exergue, que cet ensemble,cette réunion de peintures, mobilier et d objets d'art, constitue un témoin essentiel pour la compréhension des débuts du Romantisme dont nous commençons à célébrer les bicentenaires.
  • Assisterons nous impuissants au démantèlement du salon Bertin de Vaux, fameux directeur du journal des Débats, comme nous assistâmes naguère a ceux du chateau de la Roche Guyon?